Partager l'article ! ON ABRÈGE: Il fut un temps où l'on appelait les choses par leur nom... C'était extrêmement pratique. Des mots qui n'étaient pas jetés au ha ...
Un espace pavé de cailloux,
que je suis allé chercher sur place
pour la plupart, mon goût pour
le terrain prévalant sur mon goût
pour la collection...
Pour visualiser la collection, je vous conseille d'utiliser le diaporama...
Quand je ne cours pas la lande ou la galerie à la recherche des cristaux, je sors mes pinceaux, en adepte de la peinture à l'huile. J'expose de temps en temps, et je peins pour les amis.
Il fut un temps où l'on appelait les choses par leur nom... C'était extrêmement pratique. Des mots qui n'étaient pas jetés au hasard, des mots issus de racines grecques ou latines, qui permettaient la précision de la pensée... Et l'on prenait le temps de prononcer le mot en entier, car on jugeait que le temps passé à cette prononciation ne risquait pas d'écourter notre vie. Aujourd'hui, n'importe quel mot est soumis à l'abréviation, on se demande dans quel but. Un aniv', de la mayo', un apart', l'actu', la prog', la choré', la bolo', un édito', un ordi', une spé', une agrég', du champ', des chipos, de la moza, des asoc, un médoc, des j'en passe et des meilleurs. Donner l'impression de tout maîtriser, de se donner l'air désinvolte, se réclamer d'une mouvance, besoin de se sentir tendance, d'entrer dans le troupeau de moutons ? Dommage, car si nous devons revenir au langage par onomatopées, puis, progressivement, au langage des signes, pourquoi utiliser dans le même temps notre panoplie d’humains de 2011, avec ordinateur, automobile et brosse à dents électrique ? A vouloir être branchés, certains vont se retrouver sur une branche, banane en main...
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